Nuit magique

23h55 : une bonne et longue douche bien  chaude tant désirée nous a permis de mettre vaguement quelques idées au clair pour achever le récit de cette loooongue journée. 
L'arrivée à  l'auberge de jeunesse s'est déroulée sans anicroche même si notre sympathique chauffeur,  David, a eu l'occasion de pester contre les propositions parfois baroques du GPS, propositions dictées par les multiples travaux qui généraient de nombreux bouchons et autres itinéraires bis.
Avec une organisation qui fait honneur au génie français de l' improvisation, nous distribuons les clefs des chambres et les consignes pour le repas avec une belle célérité. 
Bon, le problème c'est que l'enfant ne conçoit qu'un étage,  le sien, l'endroit de son nombril. Or, nous résidons au premier. Prendre l'ascenseur est périlleux, plein de surprises ("on arrive au rez-de-chaussée") et se risquer dans les escaliers est une épreuve au-dessus de la force de beaucoup ("-Monsieur, on ne trouve pas notre chambre. 
-As-tu emprunté l'escalier ?
-Non."). Évidemment, ainsi, c'est moins simple et s'aventurer à lire les multiples panneaux indicatifs est une idée tellement saugrenue que nul n'en fait la suggestion à ses camarades. Bref, les troupes, harassées de fatigue peinent à trouver leur havre de paix.
Le repas se déroule formidablement. La pitance est fort correcte et à volonté,  ce qui change evidemment de la cantine du collège.  Passons sur ceux qui mettent de la panna cotta sur leurs pâtes, nous sommes au-delà de la fatigue.
Vient le moment toujours délicat de l'approche du couvre-feu. Nos chatons se plient plus ou moins aux joies de l'exercice entre deux disputes, trois maux de crâne et deux trucs oubliés dans une chambre qui n'est jamais la bonne.
Et tout cela n'est pas aisé car il nous faut cohabiter avec des Hollandais fans de foot, des Espagnoles telles qu'en elles-mêmes,  bruyantes et peu soucieuses d'autrui et un personnel de l'établissement assez dépassé par les événements tant la jeunesse européenne paraît mal élevée dès qu'elle se trouve en meute et en dehors de ses frontières nationales.
Et nous voilà tapant le carton pliés en 4  dans le couloir pour espérer un semblant d'ordre et de sérénité pour nos pious-pious...
Les voyages forment certainement la jeunesse  mais éprouvent durement notre souplesse désormais bien lointaine. 
A très vite pour la suite de nos modestes aventures.

Commentaires

  1. J'espère que la nuit fut bonne malgré tout et que vous pourrez profiter de ce zweiter tag

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  2. Belle plume du narrateur qui nous régale de ses nouvelles fraîches et distrayantes.

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  3. La panna cotta sur les pâtes ça donne envie 😂

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